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 Un marché juteux...

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MessageSujet: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:00

Un marché juteux
En France, un foyer sur deux abrite au moins un animal. Cela représente un marché de plusieurs milliards d'euros pour les professionnels de ce secteur Les sommes en jeu sont trop importantes pour que seules des personnes aux intentions louables s'y intéressent.

Bénéfices
Alors se sont créées des structures de taille conséquente dont le seul but est de " faire du chien " en quantité pour réduire les coûts et augmenter les bénéfices. Il s'agit de centrales d'achat ou de production, où la plupart des races sont fournies dans des délais et avec des tarifs défiants toute concurrence.

Centres multi-races
En France même, il existe des centres d'élevage multi-races. Des centaines de reproducteurs y vivent dans des conditions souvent peu appréciables. Les femelles y sont contraintes de faire deux portées par an et meurent prématurément en raison de la fatigue qu'impliquent les gestations successives. Les enclos dans lesquels les chiens sont parqués ne sont pas systématiquement nettoyés. Les animaux vivent alors au milieu de leurs excréments. Ils ne disposent pas toujours d'un espace suffisant, ni de zone ombragée. Quant aux chiots qui naissent dans de tels endroits, ils ne sont pas assez au contact de l'homme, ni des bruits de la vie courante. De telles conditions font qu'ils peuvent souffrir ensuite de troubles du comportement, parfois difficiles à gérer pour des propriétaires inexpérimentés.

Filières
Or, un élevage ne propose généralement pas plus de deux ou trois races. Les chiennes ne font pas plus d'une portée par an. Il est donc quasiment impossible de prétendre, sauf énorme coup de chance (cela existe aussi heureusement !), trouver un chiot de race en une semaine au plus. C'est pourtant ce que proposent certains importateurs ou certaines animaleries, derrière lesquels peuvent se trouver des filières d'approvisionnement où l'animal n'est plus considéré comme un être vivant, donc sensible, mais comme une marchandise.

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:02

Jugement du gérant de plusieurs animaleries parisiennes - Octobre 2006
Malgré des faits nombreux, une peine modérée suite au jugement en première instance de ce propriétaire de plusieurs animaleries et d’un élevage de chiens.


Des faits nombreux !
Alertés par un courrier anonyme, la DSV et les douanes ont effectué en 2000 et 2001 plusieurs inspections dans les magasins et la propriété de M. X, où une cinquantaine de chiens sont élevés pour alimenter ses animaleries. Ils y ont découvert :

- 4 chauve-souris sans certificat de capacité, dont deux mortes [suppr : peut-être de la rage], et 1 cadavre de serpent dans une poubelle

- des cadavres d'animaux (des panthères, un lama, des renards, des blaireaux et des tortues) [suppr : sûrement destinés à des taxidermistes,] dans des congélateurs

- des conditions d'hygiène non-conformes à la réglementation, notamment pour l’élevage de chiens (cages sans eau et pas nettoyées OU ni soin ni eau)

- l’absence de certificats d'origine le jour de l’inspection pour plusieurs animaux (chiens, mygale, iguane, pythons etc.)

- deux bouledogues français de moins de deux mois (d’après leurs dents) en vente, et un seul ? des chats persans en mauvais état.

Trois chefs de prévention
Monsieur X a comparu devant le tribunal pour détention de marchandises prohibées. Les carcasses doivent être conduites chez l’équarisseur, et les vérifier formulation (OK) et lui dire les animaux classés par la CITES doivent, même morts, faire l’objet d’une autorisation pour leur détention. Des mauvais traitements envers les animaux lui ont également été reprochés, pour le manque de soins et d’entretien. Enfin, il a été prévenu des chefs de détention et importation de chiens de type dogues de Bordeaux sans certificats de naissance.

La réponse de M. X
M. X nie les faits. Selon lui, certains des animaux du congélateur étaient destinés à être naturalisés. Il ajoute qu’il est un amoureux des animaux et qu’il ne les a jamais frappé, allant jusqu’à affirmer qu’un peu de pipi et de caca au sol, ce n'est pas de la maltraitance. Concernant les certificats d'origine, il affirme qu’ils étaient disponibles ailleurs ! Il a déjà fait l’objet de plusieurs procédures pour des faits similaires et se dit victime des mensonges d’un ancien salarié, Monsieur C, et de l'acharnement des médias et des associations.

Témoignage
M. C a travaillé pour M. X afin d’enquêter sur ses activités. Auditionné par le juge, il décrit des conditions sanitaires désastreuses, des chiens en surnombre, malades, et enfermés dans des cages. Les papiers des animaux récupérés en Belgique, d’origine douteuse, seraient falsifiés par un vétérinaire parisien. Il signale aussi de nombreux décès et une reproduction intensive des chiens. Ceux devenus inutiles sont laissés mourir. Il n'a pas observé de coups portés mais M. X aurait préconisé, pour couper la queue des chiens, de la prendre avec une pince serrée sur les vertèbres et de « tourner ».

Le jugement
One Voice et plusieurs autres associations de défense animale se sont portées partie civile aux côtés de la Fondation Assistance aux Animaux dans cette affaire. Le Procureur a requis 15 000 € d'amende, une interdiction définitive de posséder des animaux et pendant 5 ans d'exercer une activité en rapport avec eux, mais le juge a été plus clément. M. X a été déclaré coupable de mauvais traitements envers les animaux et condamné à 5000 euros d'amende. Il lui a été interdit pour trois ans d'exercer une activité professionnelle impliquant la détention et l'élevage d'animaux domestiques. Il a été relaxé pour les faits de contrebande de marchandise prohibée et d'acquisition, importation et détention de chiens d'attaque… Mais malgré la modération de cette décision, M. X a interjeté appel. One Voice a fait de même.

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:23

Au malheur des chiens
Un élevage célèbre de bouledogues français s’avère ne pas avoir de certificat de capacité. Il garde ses 40 chiens dans des conditions terribles.


Une bonne réputation ?
Depuis plus de 6 ans, M et Mme D. élèvent des bouledogues français. Ils vendent des chiots inscrits au LOF, et portant l’affixe de leur élevage, participent à des concours, et surtout en gagnent plusieurs. Leurs chiens sont des champions, et eux-mêmes sont « LA » référence pour cette race. La plupart des éleveurs français ont ainsi débuté leur élevage avec des lignées de Monsieur et Mme D…

Une demeure de charme
Monsieur et Mme D et leurs chiens vivent dans une grande maison bourgeoise de la fin du 19ème, entourée par un grand parc boisé aux chênes centenaires. Le site est classé, et aucun enclos en dur ne peut y être construit.

De quoi s’interroger
Prévenus par une sympathisante ayant acheté un chiot, nous découvrons que Monsieur et Mme D ont plus de 9 chiens adultes, mais n’ont pas de certificat de capacité. Obligatoire dès 9 chiens, ce certificat signifie que l’on a les connaissances et les infrastructures adaptées au nombre de chiens. Nous découvrons également que leurs acheteurs ne rentrent jamais dans la propriété mais attendent qu’on leur apporte le chiot sur le pas de la porte. Tout laisse à penser qu’ils ont quelque chose à cacher.

Une enquête en collaboration avec la DSV
En l’absence de certificat de capacité, et suite à de nombreuses plaintes du voisinage, mais aussi après plus d’un an d’enquête, une saisie administrative est ordonnée. Nous accompagnerons la DSV qui enquêtait également sur ce couple. C’est donc suite à une étroite collaboration avec les services vétérinaires et grâce à leur intervention efficace, que nous avons pu nous présenter, avec la gendarmerie, le vendredi 24 février, pour confisquer les animaux ‘surnuméraires’.

Dans le parc
Après avoir passé un grand portail rouillé, nous découvrons un parc où il n’y a pas un seul chien, mais de la boue et des restes d'excréments. Monsieur D, sorti en catastrophe pour accueillir les gendarmes, fait barrage et menace de se pendre. Il ne nous laisse pas entrer dans la maison. Mme D est à l’intérieur. Elle entrouvre de temps en temps la fenêtre pour s’adresser aux autorités, nous laissant ainsi percevoir une odeur pestilentielle… Finalement, après plus de deux heures et demie de tractations infructueuses, la préfecture nous donne le feu vert pour faire appel à un serrurier. A son arrivée, Mme D ordonne finalement à son mari de nous laisser entrer.


Quand la porte s’ouvre...
Suite à de précédents contrôles, nous nous attendions à trouver 24 chiens. Nous en découvrons 40. La plupart vivraient dans des caisses de transport, dont ils ne sortiraient jamais, même pour faire leurs besoins.Certains, libérés par Mme D, ne peuvent attendre d’être loin de la maison pour se soulager. Leurs excréments grouillent de vers. Ils sont tous gros, certainement du fait de leur vie d’immobilité, et certains ont des ongles très longs.

31 chiens saisis… seulement
En l’absence de certificat de capacité Monsieur et Mme D peuvent garder 9 chiens. Après les avoir choisis, ils les mettent dans un parc, sans aucun abri. Bien sûr, le choix des individus n’est pas anodin, il y a 6 femelles gestantes tandis que nous n'en emportons que deux…

Le refuge de la SNPA
A 21 h, les derniers chiens sont installés dans de grands box propres. La SNPA (Société Normande de Protection Animale) a accepté de les accueillir. C’est une association indépendante, fondée par le regretté
Jacques Maury, et dirigée par Jacqueline Hautemer. Située à Rouen, son refuge est très bien tenu. Elle collabore avec One Voice depuis sa création.

Le verdict vétérinaire
Le lendemain, les 31 chiens sont examinés par un vétérinaire. Tous sont vaccinés et vermifugés. Certains ont des grosseurs qu’il faut opérer, deux ne sont même pas identifiés ! Un dogue de Bordeaux est dans un état irréversible avec une maladie de peau très contagieuse, et plus que quelques jours à vivre. Un autre chien a une tumeur cancéreuse….

Les chiens restitués
Ces chiens n'étaient confisqués que provisoirement. La saisie effectuée n’était qu’une saisie administrative. Monsieur et Mme D ont récupéré leurs chiens et les ont mis dans une pension. One Voice poursuit ses enquêtes.

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:26

Condamnation exemplaire d'une "éleveuse"
Le tribunal du Havre a sanctionné une importatrice de chiots à une peine de 15 mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction d’exercer sa profession. One Voice s’était portée partie civile.


Sanctions lourdes
Preuve que la Justice semble décidée à poursuivre de tels agissements, le tribunal a pratiquement intégralement retenu, certes en les adoucissant, les conclusions du substitut du procureur de la République du Havre. Elle avait requis à l'encontre de la prévenue, lors de l'audience du 23 novembre 2004, une interdiction d'exercer sa profession, quinze mois de prison avec sursis et une amende de 25.000 euros.

One Voice, partie civile
Lors de l’audience du 31 janvier, le tribunal a par ailleurs condamné la prévenue à payer un euro de dommages et intérêts à plusieurs associations de défense des animaux, dont One Voice, qui s'était portée partie civile.

Chiots importés des pays de l’Est
L’éleveuse était poursuivie pour avoir vendu, entre 1994 et 2001, plusieurs dizaines de chiots malades ou trop jeunes. Elle tenait ce qu’elle appelait un « élevage », en fait un lieu où elle vendait 2.500 animaux chaque année. Des chiots qui pour l’essentiel n’étaient pas nés sur place, mais étaient importés de République tchèque ou de Slovaquie.

"Souci de rentabilité"
Lors de l’enquête menée sur les agissements de la jeune femme, il a été établi que le taux de morbidité atteignait 15%, dans des installations « infestées par des virus ». Elle n’aurait agi que « dans un souci de rentabilité ». Des accusations que la défense a tenté de balayer en plaidant la bonne foi. Mais ces arguments n’ont pas été retenus par le tribunal.

57 litiges
Lors de la première audience, le mardi 23 novembre 2004, la présidente du tribunal a égrené un à un le nom des 57 familles ayant eu un litige avec Stéphanie G. Chacune leur tour, ces personnes ont pu exposer leur impuissance face à un animal agonisant ou très gravement malade. Elles ont également toutes décrit Mademoiselle G. comme une femme très sûre d’elle, campant sur ses positions, se retranchant derrière ses contrats de vente, n’hésitant pas à lever le ton, voire à proférer des menaces. Ces 57 familles ne se sont cependant pas laissées impressionner et ont eu le courage de porter plainte contre cette vendeuse multi-races pour que cessent les abus.

Enquête
One Voice avait mené une enquête au sein de cette entreprise. C’est ainsi que nous avons découvert les mauvaises conditions dans lesquelles étaient détenus les chiots.

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:30

Élevages de chiens multi-races :Un enquêteur de One Voice témoigne
Un enquêteur de One Voice, parvenu à s’infiltrer dans des centres d’élevage de chiens multi-races, dresse un bilan révélateur de l’exploitation et des conditions de détention des animaux dans ces élevages de type industriel.


Suite à plusieurs visites de centres d’élevage de chiens multi-races, un enquêteur de One Voice révèle les dessous de ces usines à chiots. Ce témoignage donne un aperçu de ce que subissent au quotidien les adultes et les chiots qui y sont détenus :

“Le premier élément marquant"
Lorsque l’on pénètre dans un centre d’élevage multi-races, c’est le bruit. Les structures métalliques des bâtiments se font l’écho des aboiements des chiens qui sont omniprésents. Je me suis d’ailleurs interrogé sur les répercussions que ce vacarme pouvait avoir sur le développement psychologique des chiots et sur le comportement des adultes. Le deuxième élément frappant, c’est le nombre d’animaux détenus. Les élevages de grande taille comptent 300 reproducteurs. Toutes les races sont présentes, du Bouvier Bernois au Westie en passant par le Rottweiler, le Cavalier King Charles, le Coton de Tuléar…

“À chaque nettoyage, ils sont aspergés d’eau”
Puis, au fur et à mesure de la visite, je me suis attaché aux individualités et j’ai rencontré des animaux véritablement marqués par leurs conditions de détention. Certains présentaient un comportement de net recul à l’approche des humains, ils semblaient complètement traumatisés et cherchaient à fuir. D’autres se sont montrés sous des traits plus agressifs, ils montraient les crocs et aboyaient, probablement sous l’effet du stress et de la peur. En aucun cas, je n’ai eu le sentiment que ces animaux pouvaient s’épanouir dans de telles structures. À chaque nettoyage, ils sont aspergés d’eau. J’ai vu des cockers complètement trempés après le lavage au jet de leur chenil. Les chiens à poils longs ne sont pas toilettés. Leurs poils emmêlés forment des nœuds qui leur tirent sur la peau.

“Des animaux lourdement handicapés”
Parmi les reproducteurs, j’ai été choqué de constater que des animaux lourdement handicapés étaient intégrés au circuit de reproduction. Dans un même élevage, j’ai repéré deux chiennes avec un membre manquant et un chien avec une patte paralysée. Le sort des femelles gestantes aussi, est loin d’être enviable. Dans l’un des élevages, elles étaient enfermées dans des box individuels avec leur portée. Durant six semaines, temps du sevrage alimentaire des chiots, elles peuvent très difficilement échapper à leurs petits qui cherchent sans cesse à téter. Dans un autre élevage, les conditions de détention des mères me sont apparues encore plus rudes. Elles étaient enfermées avec leurs petits dans des caisses en plastique munies de grillages sur le dessus et les côtés. En aucun cas, elles ne peuvent s’échapper de leur boîte. Tous les six mois, ces femelles mettent bas. Épuisées après quelques années de reproduction intense, elles sont réformées.

“Mise à la réforme”
J’ai interrogé les employés au sujet de la réforme. L’âge des animaux, la faible prolificité, la stérilité et les faibles ventes concernant une race sont les critères retenus pour la mise à la réforme. Il m’a été indiqué que les reproducteurs réformés étaient placés en famille. Dans l’un des élevages, j’ai pu constater que des mesures étaient effectivement prises dans ce sens, sans pouvoir vérifier pour autant si tous les animaux étaient à terme placés. Par contre, dans un autre élevage, l’employé n’ayant pas épilogué, je n’ai obtenu aucune information me permettant de vérifier leur placement en famille.

“De grandes chaînes d’animalerie comme clients”
En période de pointe, un élevage qui compte 300 reproducteurs atteint une production de 150 chiots sur une période de 2 mois. À six semaines, les chiots sont brutalement séparés de leur mère. À huit semaines, ils sont envoyés dans les animaleries et chez les vendeurs multi-races. Les employés m’ont cité le nom de grandes chaînes d’animalerie comme clients. J’ai d’ailleurs pu assister au chargement de chiots dans une camionnette pour l’une de ces animaleries ; une caisse est tombée, elle a été remise dans le véhicule sans même prendre le soin de vérifier si les chiots étaient blessés. Si les animaleries constatent que les animaux réceptionnés présentent des défauts, elles les renvoient à l’élevage. Le jour de ma visite, un chiot qui voyageait depuis la veille, était retourné à l’élevage pour cause de surdité. Un employé m’a indiqué qu’il s’accoutumerait à son handicap et qu’il serait placé dans une famille mais encore une fois je n’en ai pas la certitude.

“Prisonniers de leur boîte”
L’un des élevages que j’ai visité se situe en zone inondable et chaque année, l’eau submerge les installations. Les reproducteurs sont alors enfermés dans des caisses de transport et stockés à l’étage d’un bâtiment en attendant la décrue. L’eau met généralement plus de 48 heures à se retirer. Pendant tout ce temps, les chiens restent prisonniers de leur boîte. Selon un employé, les chiens seraient traumatisés par ces périodes de crues. Il a en effet constaté que lors de fortes pluies, les chiens sont paniqués et s’agitent.”

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:33

City-Zoo : un élevage géant en zone inondable
Un élevage en zone inondable, sans plan d'évacuation valable, où devraient être installés des centaines de reproducteurs, cela paraît impensable. Et pourtant les autorités accueillent avec bienveillance un tel projet. One Voice se bat depuis des années pour mettre un terme aux activités de l'élevage du Charnève à Saint-Montan dans l'Ardèche. Un établissement créé par la chaîne d'animaleries City-Zoo.


Opposition au projet
One Voice s'est tout de suite opposée à la création de ce centre et a multiplié les rencontres avec la préfecture et les autres associations.

Dès que One Voice a eu vent du projet de création de l'élevage, elle s'est lancée dans l'action. Nous nous sommes rendus à la préfecture de Privas en compagnie du représentant de la SPA de Montélimar et au nom de toutes les associations de protection animale locales ainsi que de la SNDA. Le secrétaire général a balayé le risque de crues, le plan d'évacuation en cas d'urgence lui semblant acceptable. Pas à nous, comme cela lui fut confirmé par courrier.

Plan de sauvetage ?
Un éleveur de Rottweilers qui, avant de le regretter, avait travaillé brièvement avec le gérant de City-Zoo, nous a révélé que le plan de sauvetage consistait notamment à faire venir des employés du magasin City-Zoo de Marseille. Étant donné la soudaineté de certaines crues ou lâchers d'eau par la Compagnie de navigation du Rhône, il serait impossible dans ces conditions de transférer en sûreté plus de 2000 chiens et chiots, chats et chatons !

Importations
Ayant vu sur le site internet de One Voice des articles concernant City Zoo, son gérant nous a affirmé ne pas avoir importé de chiots des Pays de l’Est. Puis, après une longue conversation avec nous, il a reconnu avoir travaillé avec Monsieur Francis Duprat.

Motivations
D’après nos informations, des achats de chiots pour une somme d’environ 10 millions de francs par an auraient été effectués auprès de lui. Dans son dossier de demande d'autorisation d'exploiter, il est noté que les chiots vendus en 2000 dans ses six animaleries viennent de petits élevages privés (dont un grand nombre sont situés à l'étranger) dans lesquels les conditions sanitaires ne sont pas facilement contrôlables. Par ailleurs, la traçabilité des animaux ne semble pas assurée et aucun travail concernant la socialisation des animaux n'est effectué.

Provocation
C'est éloquent ! C’est la raison pour laquelle City-Zoo souhaite implanter un élevage intensif de chiots et chatons en France. Au vu de ces éléments, One Voice se serait opposée à son projet quelque soit le site choisi, mais en souhaiter l'implantation en zone inondable à 200 mètres du Rhône est une provocation pour les défenseurs des animaux !

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:35

Le préfet approuve
En mars 2001, le préfet signe l'arrêté d'autorisation de création du centre.


Qu'importe qu'un élevage soit situé en zone inondable. En dépit de l'opposition de certains défenseurs des animaux, le préfet a signé en mars 2001 l'arrêté préfectoral d'exploitation de l'élevage du Charnève à Saint Montan en Ardèche.

Noyade
Rappelons que ce chenil, destiné à fournir des chiots aux six magasins City-Zoo de France, serait implanté en zone inondable du Rhône, à environ 200 m du fleuve. Le plan d'évacuation, en cas de lâcher d'eau soudain par la Compagnie de navigation du Rhône, ne permettrait sans doute pas de sauver les animaux de la noyade.

Travaux
Tout le monde est conscient du problème, y compris les pouvoirs publics, c'est pourquoi une nouvelle version du plan d'évacuation a dû être établie. Nous doutons fort qu'elle soit plus efficace que la première : transférer environ 1000 chiens et chiots en urgence (ainsi que des chats et chatons plus tard - une deuxième tranche est prévue) semble parfaitement irréaliste. Une partie serait installée dans le château proche, une autre, grâce à des barges, gagnerait une route avant un départ vers des pensions et chenils pouvant être situés... vers Marseille ! Nous avons attaqué au Tribunal administratif, mais cela n'empêche pas les travaux de commencer.

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:38

Le tribunal rejette
Le 15 octobre 2002, le Tribunal administratif a annulé l'arrêté du préfet de l'Ardèche permettant à l'Elevage du Charnève d'exploiter un chenil et une chatterie sur le territoire de la commune de Saint-Montan.


Construire l'élevage de chiens et de chats le plus important de France, en pleine zone inondable et le faire fonctionner en infraction avec la loi, la SARL "Elevage du Charnève", liée à la chaîne d'animalerie City-Zoo défie la justice et plusieurs associations qui avaient porté l'affaire devant le tribunal.

Inondation
C'est le 15 octobre 2002 que le Tribunal administratif a annulé l'arrêté du préfet de l'Ardèche permettant à l'Elevage de Charnève d'exploiter un chenil et une chatterie sur le territoire de la commune de Saint-Montan. Mais ce jugement est resté pour le moment lettre-morte tandis que les crues du Rhône submergeaient les installations abritant des centaines d'animaux finalement stockés dans des caisses de transport ou en cage dans une pièce du château, en attendant le recul des eaux.

Un dossier à part
Le journal "La Tribune" qui a largement rendu compte de cette affaire et des barrages mis en place pour empêcher l'accès, pourtant légal, des journalistes aux documents administratifs.
Et que dire de l'étude d'impact qui déterminait "le niveau et l'intensité des nuisances sonores en fonction d'un nombre d'animaux aboyant simultanément n'excédant pas 5% de l'effectif des pensionnaires" ! Les juges ont sans doute pensé qu'on se moquait de la justice et n'ont pas apprécié cette hypothèse, aucunement corroborée par une quelconque étude objective.

Plan d'évacuation fantaisiste
Et que dire du plan d'évacuation prévoyant des barges pour envoyer les chiens vers des pensions dans la région de Marseille ! La nurserie du sous-sol était inondée, les boxes étaient submergés du 16 au 26 novembre 2002, l'accès du chemin privé de l'élevage rendu impraticable pour les véhicules de tourisme. L'eau potable coupée.

Feu suspect
Il est d'ailleurs permis de s'inquiéter du sort de nombreux animaux. Le Président de la FIAPA (Fédération interdépartementale des associations de protection animale), après avoir rappelé que le nombre de chiens peut atteindre le millier évoque un feu allumé pendant un jour et demi, qui pourrait laisser supposer la destruction de cadavres d'animaux. De plus, seules quatre personnes prodigueraient des soins aux animaux, ce qui serait insuffisant. Nous avons eu des informations, ajoute-t-il, concernant une forte mortalité de chiots qui existerait dans cet établissement.
Le Président de la FIAPA a d'ailleurs écrit au préfet pour demander un contrôle de l'élevage par les services vétérinaires. Le Procureur de la République, à qui nos plaintes ont été transmises, a annoncé qu'il ouvrirait une enquête.

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:41

Et cela continue !
Bien que l'élevage ait été victime d'une inondation en novembre 2002, les autorités estiment que les griefs relatifs aux risques d’inondation et à l’insuffisance de soins pour les animaux sont infondés.


L'administration reste sur ses positions. Le Tribunal administratif a annulé l'autorisation préfectorale d'exploitation du Charnève. Et bien, le Préfet a aussitôt accordé une autorisation provisoire, en attendant le dépôt d'un nouveau dossier de demande d'autorisation.

Pieds dans l'eau
Ce dossier a été soumis à enquête publique du 16 juin au 16 juillet 2003. Malgré l'opposition de plusieurs associations comme One Voice, le commissaire enquêteur a émis un avis favorable au projet. "Les griefs formulés par les diverses associations s'avèrent infondés tant sur les risques d'inondation, que sur les diverses remarques qui relèvent de l'insuffisance de soins ou ce qui pourrait être admis comme de mauvais traitements". Pourtant l'élevage du Charnève avait pourtant bel et bien les pieds dans l'eau en novembre 2002. Aurions-nous été victimes d'une hallucination collective ?

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MessageSujet: Re: Un marché juteux...   Ven 17 Nov - 14:42

Le gérant nous rend -involontairement- hommage
Dans une interview parue dans la presse professionnelle, il fait allusion à nos interventions.


Un grand merci ! Dans une interview accordée à un organe de presse, spécialisé dans le commerce des animaux de compagnie, Aniwa Pro, en septembre 2002, le gérant de City-Zoo donne des précisions bien intéressantes.

A la question "Y-a-t-il une augmentation de la demande en chiots dans vos magasins ?", il répond que non, bien au contraire. Toutes les attaques de la protection animale contre l'importation des chiens des pays de l'Est revendus dans le circuit des animaleries, tout ce battage médiatique a été préjudiciable aux animaleries. Il précise par ailleurs encourir un risque juridique sur son activité d'élevage dans la mesure où son projet a été attaqué à la fois par la protection animale et par des écologistes qui estiment qu’il y a pollution de l'environnement.

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